FS.SSCT Hôtel de Ville : Circulez, il n’y a rien à voir !


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CST et FS.SSCT de regroupement

CAB DAJ DICOM DTEC IG SG

du 10 juillet 2026

 

Circulez, il n’y a rien à voir !

 

Le Comité Social Territorial mixte (CAB DAJ DICOM DTEC IG SG) et sa formation spécialisée santé sécurité et conditions de travail (FS-SSCT) se sont réunis ce vendredi 10 juillet 2026, à l’Hôtel de Ville, sous la présidence de la première adjointe au Maire de Paris, Mme Lamia EL AARAJE.

Ces instances n’ayant pas été réunies une seule fois depuis le mois de novembre, les attentes étaient fortes et l’ordre du jour dense :

• plans de formation,

• premier état des documents unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP),

• plans égalités,

• …

En outre, les conditions de préparation n’auguraient rien de bon :

• aucune consultation, pourtant réglementaire, du secrétariat de séance sur l’ordre du jour de la formation spécialisée, malgré des rappels attentifs de vos représentants auprès de l’administration ;

• une échéance repoussée, puis calée un vendredi en fin d’après-midi, veille de pont de surcroît ;

• Une heure et demie, seulement, inscrite au planning pour examiner des avis portant sur un déménagement achevé depuis des mois et des plans de formation engagés… depuis des mois aussi.

 

Une déclaration liminaire commune de vos représentants du personnel, (voir ci-dessous) aura donc d’entrée, cherché à attirer l’attention de la présidente sur cette situation.

La déception aura été en proportion des appréhensions. Madame El Aaraje, avait, ce jour-là, manifestement mieux à faire que de satisfaire à son obligation de dialogue social. Indisponible et peu intéressée aux conditions de travail des sept cents agents des six directions représentées, peu amène dans son ton, n’hésitant pas à couper la parole, soucieuse d’une seule chose : consacrer le moins de temps possible à ces instances, quitte à envisager de limiter le temps de parole de vos représentants la prochaine fois.

Elle aura néanmoins trouvé le temps d’un long monologue sur le marché parisien des ascenseurs, pour seule réponse aux difficultés des agents de l’Inspection Générale qui vivent depuis six semaines sans ascenseur pour rejoindre leur bureau aux 5e et 6e étages.

Même réponse sans considération, sur les quelques agents de la DICOM expulsés brutalement du jour au lendemain, et relogés dans les soupentes dans des conditions indignes – pour permettre d’ailleurs l’extension des bureaux de l’élue en charge des ressources humaines et du dialogue social et de la première adjointe – « que voulez-vous, c’est comme ça et pas autrement, passons au point suivant. » En bref, circulez, il n’y a rien à voir !

Malgré cette ambiance déplorable et grâce à la pugnacité et à la bienveillance de vos représentants, qui eux, n’oublient pas que l’on traite de vos conditions de travail, les points suivants ont pu être examinés :

• les plans de formation et leur bilan,

• l’évolution de l’organisation de la DAJ et du SG,

• les plans d’actions égalité/diversité,

• les DUERP de la DICOM et de la DTEC, obligatoires à la prévention des risques,

• ainsi que les plans de prévention des six directions.

Bref, une paille, mais la présidente de l’instance était pressée.

La présidente nous a clairement fait comprendre qu’elle souffrirait moins si on limitait le temps de ces instances, et pourquoi pas, de parole de vos représentants.

Nos autorités, pour peu qu’elles soient attachées à un dialogue social de qualité, seraient bien avisées de nous désigner pour cette présidence quelqu’un de plus disponible, et de plus investi – cela s’est déjà vu au cours de la précédente mandature – ou de rappeler à la première adjointe, l’utilité de ces instances et le rôle qu’elle y tient !

Nous espérons que cette première audience, n’aura été qu’un faux pas, et qu’un dialogue social attentif et respectueux de part et d’autre reste encore possible.

 

Regroupement CAB DAJ DICOM DTEC IG SG

Déclaration liminaire intersyndicale

pour les CST et FS.SSCT le 10 juillet 2026

 

Madame la Présidente,

Permettez-nous, au nom des personnels que nous représentons, de vous souhaiter la bienvenue dans ces instances dont vous avez souhaité assurer la présidence.

Nous représentons ici, et parlons au nom de plus de sept cents agents de la ville et six directions différentes.

Nous avons des métiers qui se ressemblent, d’autres qui sont de nature très différente. Mais nous partageons la préoccupation de conditions de travail humaines et profitables aux services. Vos prédécesseurs à cette instance mixte et relativement récente – Olivia Polski, Patrick Bloche, Emmanuel Grégoire lui-même – pourront vous le confirmer. Nous avons ici et toujours, toute obédiences confondues, veillé à rester constructifs et éviter les attitudes polémiques ou les blocages de principe.

Considérant la façon dont vous engagez votre présidence, force est de constater que cette attitude soutenue, n’a pas été payée de retour. Passons sur le fait qu’aucune étape de dialogue social n’a été assurée depuis la fin du mois de novembre – hormis, il faut le saluer, l’association des organisations représentées à l’élaboration du diagnostic RPS de la DTEC -.

Au-delà de la date et du créneau horaire assez baroques retenus pour cette première session, nous devons constater que les conditions de préparation arrêtées ici-même avec vos prédécesseurs dans le règlement intérieur ne sont pas respectées et sans doute même ignorées.

L’ordre du jour n’a pas été fixé comme il le devrait, après consultation du secrétaire de séance – cette exigence préalable vous ayant par ailleurs été formellement signalé par l’administration – et la teneur des sujets soumis à nos travaux de ce jour n’a pas été validé non plus, aucun retour n’ayant été formulé par vous-même ou votre cabinet.

On restera perplexe également sur l’avis sollicité aujourd’hui pour les plans de formation d’une année déjà à moitié écoulée…

Le procès-verbal de la formation spécialisée sur lequel nous sommes appelés à nous prononcer aujourd’hui, précise expressément que nous aurions dû nous prononcer aussi sur la mise à jour des documents uniques des six directions, après une étape de concertation sur le fonds des documents en avril.

Rien de cet engagement n’a été tenu, alors que rien n’aurait été plus facile de le tenir pour peu qu’on se soucie de lire le procès-verbal qui vous a été soumis.

Au-delà de ces manquements aux règles de fonctionnement de notre instance, nous sommes également amenés aujourd’hui à examiner un déménagement, celui de bureaux DICOM, qui a pourtant déjà été réalisé. Les collègues concernés ont été informés de leur relogement dans l’urgence, avec pour seule réponse qu’ils n’avaient pas le choix et ne pouvaient s’y opposer. Une telle méthode nous interroge d’autant plus qu’elle émane d’une administration placée sous le contrôle d’élus chargés de veiller au respect des conditions de travail des agents.

Nous rappelons que tout projet de déménagement modifiant les conditions de travail doit être soumis à l’avis préalable de cette instance. Lorsqu’une situation présente un caractère d’urgence, rien n’empêche la convocation rapide de celle-ci sur un point précis. Nous ne pouvons donc accepter que les représentants du personnel soient placés devant le fait accompli, ni que des agents soient relogés dans des conditions décidées sans concertation préalable.

Le respect du dialogue social, des compétences de cette instance et des agents eux-mêmes ne peut être considéré comme une simple formalité administrative.

Voilà donc les déceptions majeures que nous constatons en ce début de votre mandature.

Nous serons très attentifs à la façon dont vous allez vous efforcer de corriger cette mauvaise trajectoire. Pour notre part, malgré cet horaire particulièrement incommode de fin de journée et de semaine, de surcroît veille de travail évènementiel important pour nos collègues de la DICOM notamment, nous sommes résolus à consacrer aujourd’hui le temps qu’il faudra à examiner tous les points établis dans les deux ordres du jour, dont certains sont assez conséquents comme les plans de formation ou les documents uniques.

Nous espérons que vous partagerez également cette pleine disponibilité, et vous sollicitons pour que vous en preniez formellement l’engagement dès maintenant, avant de commencer cette séance.

 

L’intersyndicale UNSA UCP CFDT CFTC