Nouvel Outlook PWA
Plus de restrictions, moins de confidentialité
Une nouvelle version d’Outlook est apparue sur notre poste de travail : Outlook PWA. Ainsi, l’Administration demande aux agents d’utiliser cette version, à la place d’Outlook « Exchange ».
Mais avons-nous été informés des spécificités de cette « évolution » qui, non seulement souffre de fonctionnalités limitées mais qui, en plus, enregistre à notre insu « nos moindre faits et gestes » ?
Nous avons été contactés par de nombreux agents qui se plaignent de PWA en termes d’efficacité et de qualité de leur travail ; mais que penser en plus du suivi de connexions et d’activités enregistrées au motif de la sécurité informatique ?
À la CFTC, nous déplorons cette version « online » qui, logiquement, présente des risques permettant de justifier la surveillance et la restriction ; et demandons le maintien d’Outlook « Exchange » pour un usage professionnel !
Des limites et des contraintes préjudiciables
PWA présente des lacunes incompatibles avec les exigences d’un usage professionnel intensif :
• Absence de mode hors connexion : En cas de problème de réseau, l’accès aux mails et aux données est tout simplement impossible. À l’inverse, la version classique d’Outlook permettait un fonctionnement en mode dégradé, essentiel pour garantir la continuité du service public.
• Incompatibilité avec les archives locales : Les fichiers de données stockés sur disque dur ne peuvent plus être ouverts directement. L’utilisateur est contraint de réimporter des giga-octets d’archives d’Outlook classique : une opération fastidieuse et coûteuse — tant en temps qu’en ressources ; sans compter l’impact écologique du stockage massif sur des serveurs distants.
• Lenteurs et instabilité : Même en conditions normales, l’affichage des mails ou l’ouverture des pièces jointes peut prendre plusieurs minutes, voire échouer totalement.
Ces dysfonctionnements répétés perturbent gravement notre productivité.
Des mesures de protection incohérentes
Au motif de permettre de pister une connexion inhabituelle, votre compte Microsoft enregistre votre activité. Big Brother is watching you. (Pour vous en faire une idée : votre profil en haut à droite / Afficher le compte / Activité récente)
Dans le même temps, nous sommes en droit de nous demander si nos messages et leurs contenus professionnels et confidentiels stockés sur les serveurs du géant américain sont bien à l’abri d’une exploitation par des IA internes ou rivales.
À l’inverse, le stockage de données Microsoft Exchange sur des serveurs gérés par la Ville limite ce genre de manipulation indésirable.
Un outil inadapté aux besoins professionnels
Cette version web d’Outlook PWA semble conçue pour un usage mobile allégé, voire occasionnel, alors que les agents de la Ville de Paris en ont besoin au quotidien, pour répondre aux attentes des Parisiens.
La dégradation des conditions de travail depuis son déploiement est flagrante et intolérable.
Une solution urgente : le retour à un logiciel professionnel
La CFTC demande le rétablissement de la version classique d’Outlook pour tous les postes nécessitant un outil fiable et performant.
La première collectivité de France ne peut se permettre de dépendre d’un logiciel qui ne répond pas aux standards professionnels.
Arrêtons la généralisation des solutions dématérialisées
non-maîtrisées
Cette expérience souligne les limites des logiciels décentralisés, imposés sans concertation ni évaluation préalable de leur adéquation avec nos métiers.
Les agents parisiens méritent des outils à la hauteur de leurs missions :
Des logiciels professionnels, pour un service public professionnel.
